crpe

Lebrun et Carpentier : La société féodale

 

CHAP 10 : La société féodale

 

-         Au sens propre, féodalité désigne, ds couches supérieures de la sté, 1 syst de relations qui repose sur l'existence de fiefs concédés par des seigneurs à des vassaux en échange de services particuliers, qui st stt militaires.

-         Ms au sens large, féodalité = appropriation de la puissance publique par des seigneurs de tt rang.

® moyens d'existence assurés ds le cadre de la seigneurie rurale : dépendance du monde paysan.

 

1. Ceux qui combattent : le monde des châteaux et des chevaliers

1.1  Seigneurs et vassaux

-         Fief est au centre du système.

-         Bénéfices distribués à l'époque carolingienne st devenus héréditaires (bénéfice = concession de terre accordée par 1 roi ou 1 prince à 1 homme qu'il veut récompenser).

-         A part XIème s, ces bénéfices st appelés fiefs ms ¹ce : on rend 1 service pr avoir ou conserver un fief.

-         Lien entre seigneur et son vassal noué au cours d'une cérémonie pleine de gestes symboliques :

o       Foi : fidélité jurée par le vassal à son seigneur.

o       Hommage : vassal se reconnaît comme étant l'homme du seigneur.

o       Investiture : acte par lequel un seigneur remet à son vassal 1 objet symbolisant le fief qu'il lui occtroie.

-         Remise du fief implique devoirs :

o       Aide :

§       Militaire avt tt : vassal doit répondre aux appels du seigneur pr expéditions guerrières et pr garde de ses châteaux.

§       Financière : rançon du seigneur fait prisonnier, son départ en croisade, adoubement de son fils ainé (= cérémonie au cours de laquelle devient chevalier), mariage de sa fille aînée.

o       Conseil : présence à la cour du seigneur et participation aux décisions politiques et assemblées judiciaires.

 

1.2 Les châteaux

-         Xème s : édification (stt France du Nd) des 1ers châteaux à motte (= tours en bois entourées d'1 fossé et d'1 palissade et dressés sur une éminence artificielle en terre).

-         1ers châteaux en pierre fin Xème et généralisation au XIIème s. :

o       puissants donjons entourés d'1 syst de + en + complexe de cours et de remparts

o       ds gde salle, seigneur régne en maître sur sa famille, son personnel et sur 1 ens de vassaux (=cour, garnison et troupes de guerriers à cheval).

-         Autorité du seigneur part du château et y arrivent redevances en nature ou en argent dues par les hbts.

-         Ds château, naissance d'1 litt et d'1 civi dite « courtoises ».

-         Entrainement militaire.

 

1.3 Les chevaliers

-         Seigneurs et vassaux st d'abord des combattants à cheval.

 

 

-         Seule une petite élite en a les moyens (celle qui a des fiefs et qui gravite autour des châteaux)

o       Coût très élevé de l'armement, des chevaux.

o       Maniement des armes et des chevaux nécessite entrainement précoce, intensif et permanent.

-         Qd entrainé, jeune homme pénêtre ds monde des guerriers par 1 rite d'initiation : l'adoubement.

-         Violence de ce gpe social : Eglise a cherché à la limiter : impose avec +/- de succès règles de conduite et un idéal moral d'inspiration chrétienne.

® adoubement devient 1 cérémonie religieuse d'accès à 1 sté nvelle : la chevalerie.

® fermeture du gps sur lui-même : tendance à réserver à l'état genre de vie du chevalier : vaillance, honneur.

® XIIème s, on n'oppose plus les libres aux non-libres ms les nobles aux non-nobles.

 

2. Ceux qui travaillent : le monde des campagnes et des villages

            2.1 La seigneurie rurale

-         Seigneurie foncière : seigneur = gd propriétaire qui exploite 1 partie de son domaine (= la réserve) et en concède le reste aux paysans moyennant 1 redevance financière (= le cens) et des journées de travail sur la réserve (= les corvées).

-         Seigneurie banale : dérive du doit de ban = commandement exercé par le détenteur du château surtous les hommes qui résident sur le territoire dépendant  du château, qu'ils soient d'origine libre ou non.Seigneur exerce droits et monopoles :

o       Droits sur la justice.

o       Surveillance des routes et des marchés.

o       Corvées pr l'entretien de la forteresse.

o       Contributions arbitraires : ex : la taille.

® nvel état de dépendance héréditaire = le servage avec bcp de redevances.

 

            2.2 La condition paysanne

-         Dîme au profit de l'Eglise.

-         Gd essor de la prod rurale de 1000 à 1250 ® augmentation du niveau de vie ® allongement espérance de vie.

-         Paysan commence à accéder à l'éco monétaire.

® peut négocier ac seigneur chartes de franchises pr faire disparaître contraintes les + arbitraires.

-         Solidarités paysannes : familiales, paroissiales, villageoises.

 

2.3 Le village et la communauté paysanne

-         Entre Xe et XIIéme s., fixation définitive des villages.

-         Organisation collective pr exploitation du terroir (des terres communes, réglementation des travaux agricoles et l'élevage, ut des équipements collectifs, gestion de la paroisse).

-         Aménagement de l'espace rural ® assolement triennal.

 

3. Ceux qui preint : une grande réforme

         3.1 L'Eglise féodale

-         Xème s, Eglise s'est féodalisée : évêques et abbés, gds propriétaires fonciers et détenteurs de châteaux, étaient des seigneurs féodaux.

 

      ® pouvoir laïques considèrent donc fonctions ecclésiastiques comme des fiefs, contrôlaient nominations ds l'Eglise.Roi et gds princes nomment évêques et abbés svt ds leur famille.

      ® faible niveau moral, religieux et intellectuel du clergé.

-         Clercs mènent même vie que les laïques.

 

3.2 La réforme grégorienne

-         3 gds mvts ont contribué à la réforme de l'Eglise :

o       Réforme monastique née à Cluny, en Bourgogne :

§       Indép totale à l'égard des pouvoirs locaux, laïques ou ecclésiastiques.

§       Remise à l'honneur de la prière et de la célébration lithurgique.

® constitution du 1 er ordre monastique de l'Occident sous direction de l'abbé de Cluny.

o       Action menée par l'Eglise pr limiter violence des guerriers : puissants doivent s'engager par serment à respecter la paix.

o       Début XIème s, « trêve de Dieu » interdit tte entreprise guerrière en certains jours et certaines périodes.

-         Réforme grégorienne (pape Grégoire VII) : enlève aux laïques ctrl des nominations ecclésiastiques, donne son indép à l'Eglise ® réforme mœurs et comportements de ses membres.

® a rencontré vives résistances (stt Allemagne et Angleterre).

-         XIIème : clergé peut se consacrer à sa mission de service des fidèles grâce à la création d'écoles.

-         Eglise régulière : élection des abbés rendue aux moines.

-         Nvx modes de vie monastique apparaissent pr mieux répondre aux nvx besoins spirituels ® multiplication des monastères.

® Eglise est donc dégagée du monde laïque.

-         Eglise se consacre alors à la christianisation de la société :

o       Instruction des fidèles : déf de leurs obligations religieuses qui st codifiées en 1215 au Concile de Latran.

o       Multiplication des hôpitaux...

® ttes les œuvres d'assistance et d'enseignement aux mains des clercs (renouveau des écoles cathédrales)

 

            3.3 La croisade

-         Eglise a réussi à conjuguer forces guerrières et élan religieux : les croisades, destinées à reprendre le tombeau du Christ aux musulman qui occupaient Jérusalem.

-         1ère croisade lancée par pape Urbain II en 1095 ® 1099 : prise de Jérusalem.

-         XIIe, rois se joigenent aux croisades : apparition des ordres religieux militaires pr la défense de la Terre Sainte : Templiers en 1119 et Hospitaliers en 1120.

 

4. Et les autres...

Ces 3 ordres (prêtres, guerriers et paysans) ne suffisent pas à recouvrir diversité de la sté du Royaume de France :

-         Monde des villes.

-         Les exclus : lépreux rejetés de la ville, juifs rejetés de la sté chrétienne.

® foisonnement d'hérétiques.

 

1 vote. Moyenne 1.00 sur 5.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site